Des hauts et débats

De l’art et du cochon (la vie, quoi)

Les belles personnes qui suivent ma page Facebook depuis qu’elles l’ont likée d’un doigt bienveillant le savent : j’adore l’art contemporain, que je suis avec autant d’intérêt, sinon plus, que l’actualité du vêtement (je te jure).

En ces temps de FIAC et autres foires au beau, permettez que je partage avec vous ma jubilation pour les artistes, inconnus au point d’être anonymes, que j’ai découvert ces derniers jours. Nous n’allons pas commencer à nous cultiver sur ce blog, ce serait malheureux, tu peux donc revenir, cher lectorat : ce qui suit est drôle. Or convenez que les occasions de rigoler de l’actualité ne sont pas assez nombreuses pour qu’on les ignore. Si les artistes sont les éponges de l’air du temps, je constate que celui-ci sent l’absurde, le cynique, le potache, le clownesque, le régressif. La diversité, en somme. Personnellement, je préfère respirer cet air-là que celui des artristes sires nostalgiques de l’oxygène qu’on respirait « avant ».

Philippe Geluck, exposé en ce moment à la galerie Huberty & Breyne à Paris, a raison : « Il est temps qu’on se marre dans les galeries d’art. » 

 

Sur Instagram, Joel Strong colle de vieilles photos de Leonardo Di Caprio (et autres stars des années 90) sur les scènes de sa vie quotidienne. Le résultat absurde, baptisé « My day with Leo » est génial.

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Hey, Cindy Crawford !

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Hey, David Hasselhoff !

L’anglais James Hoster, lui, teste les limites – du bon goût, de la société, du corps humain… En 2009, pour son projet « Customer Container », il avait demandé à six prostituées de le photographier dans les positions et les attitudes que leurs clients leur demandent. Cette année, il réalise des portraits de gens recouverts de junk food, inspirés de cette citation de Kim Kardashian : « J’adore manger. Kit-Kat, Oreo, crème glacée… J’ai besoin de sucre cinq fois par jour ».

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Alex Eylar, lui, recrée sur Flickr des scènes de films cultes avec des Lego. Il a compilé plus de 1490 oeuvres sur son compte. Passion.

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L’Exorciste

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Dirty Dancing

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Le Dictateur

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Autant en emporte le vent

 

Enfin – d’ailleurs, non, mais la liste est trop longue pour un seul post -, j’ai découvert l’oeuvre dérangeante des Deux Garçons lors du vernissage de la SLICK hier soir. Leurs sculptures, qui mixent taxidermie et objets chinés, font la fête à mon esprit morbido-cynico-kitsch, cultivés dans les contes de fées, auxquels je crois sincèrement. C’est ignoble, ça me ravit, et ça irait tellement bien avec mon petit canard SM, et ma souris Hamlet ^^…

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Les-Deux-Garcons-Les-Deux-Garcons-2011-courtesy-Jaski-Art-Gallery

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Et surtout : bon appétit si vous êtes à table.

F.

 

PS : chère Brigitte Bardot, aucun animal n’est tué en vue d’être exposé pour plaire aux connasses férues de kitsch morbide : tous les animaux utilisés par Les Deux Garçons sont des taxidermies de récup’, pose donc ce fusil.

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