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Comment perdre une journée (ma vie de blogueuse) (+ Fiona’s of Monki...

Je vous ai dit que j’étais débordée ? Je crois que oui. Je suis tellement débordée en ce moment que j’en parle dans le prochain Grazia, sur mon blog, à mes amis et à mon mec : parler de mes débordements me déborde, je suis complètement en crue, qu’on me colle des digues au niveau des poches, de grâce !

Eh bien mes petits lapins, j’ai tilté aujourd’hui pourquoi j’étais débordée : parce que je perds un temps fou ! Un peu comme si le petit Jésus, admettons, puisque lui et moi avons essayé de se pécho pendant mon catéchisme avant de passer tous les deux à autre chose, comme si le petit Jésus, donc, me versait du temps par une oreille, et qu’il ressortait immédiatement par l’autre : je suis une passoire à heures.

Je m’explique. Ce matin, je décide qu’en dépit d’une angine qui s’attarde comme un poivrot au zinc, je vais être hyper productive : un post ce matin, ma prochaine chronique dans Grazia dans l’après-midi, et j’aurai même du temps pour faire du sport (LOL) avant de retrouver mes amis pour festoyer ce soir.

Je prends ma douche dès potron minet, m’installe devant l’ordinateur, constate que je n’ai toujours pas planté la bruyère que j’ai acheté le week-end dernier, vais me faire un café, vide le lave-vaisselle en arrivant dans la cuisine, repart sans mon café, commence un post, merde, la bruyère, flûte, mon café, me croise dans le miroir, mes cheveux sont une plaisanterie douteuse, je pars à la salle de bain, mets des barrettes, enlève les barrettes, mon café refroidit, et ainsi de suite. A midi, la bruyère était toujours dans son pot en plastique, moi toujours coiffée comme un dessous de bras, et mon ordinateur toujours éteint.

Qu’à cela ne tienne, dis-je à Jean-Claude (c’est mon scooter, qui s’appelle Jean-Claude, donc), j’écrirai deux fois plus vite après mon déjeuner, au pire, j’arriverai un poil en retard à ma soirée, mais je ne travaillerai pas ce week-end. Jean-Claude ricane, et se prend une prune pendant que je déjeune avec un cher : bien fait pour lui.

Mon déj se termine à 14 heures, je demande à mon cher de me prendre en photo, puisque vous voulez voir mes looks ! Comme ça je poste trois photos de mes godasses, vous êtes contents, j’ai fait mon post, et je peux me mettre à mon papier.

C’est à ce moment précis que ma conscience, à qui j’avais pourtant mis un coup de taser, me tapote l’épaule : « Dis donc, tu te fous de qui ? T’as cru que photographier tes pompes sous 67 angles différents, ça faisait un post ? Tu t’es prise pour une blogueuse mode ou quoi ? » Et de me dévisser la tête en direction de Monki.

Tiens, Monki !

Pour être honnête, je ne suis pas très Monkiphile de nature : quand le magasin a ouvert rue de Provence il y a deux ans, j’ai battu des mains comme tout le monde, pour avoir l’air jeune, mais la vérité, c’est que je trouve les matières cheap, les coupes aléatoires et les couleurs vomitrices.

Je n’y avais pas mis un orteil depuis plus d’un an, par ailleurs, un Fiona’s of Monki délaierait les 75 vues de mes pompes, me suis-je dit sur le seuil, à 14h15.

Je suis sortie à 16h. Mais pouvais-je prévoir qu’ils avaient trouvé un styliste, chez Monki ? Pouvais-je trahir votre confiance, et simuler qu’il y avait trois merdes à regarder d’une paupière lasse ? Non, bien entendu. En plus mon post prenait un tour intéressant, c’est pas tous les jours fête :  me voici donc à faire mes compositions d’accessoires sur différents fonds, sous différents angles, assise debout couchée, sous le regard des vendeurs médusés.

Blogueuse : ce sacerdoce.

 

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Casquettes ! Bonnets !! Le truc au milieu, c’est un bandeau strassé genre Reine des neiges, vivement qu’il fasse glagla.

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Robe en lurex doré, very Saint Laurent

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Pull en jacquard (encore mieux en vrai) very Isabel Marant

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Monki, médaillé d’or de la chaussette cool !

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 Joli, l’imprimé cactus !

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Et voici ma palme : le manteau en fausse fourrure vraiment bien coupé imprimé camouflage (85€) + le clutch (30€) + le bonnet de cosaque (20€), dont je ne me remets toujours pas, tellement j’en rêvais depuis que j’avais repéré ce manteau (en animal décédé, lui), sur le podium de Michael Kors de l’hiver dernier.


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Eh bien il est 19h30, je crois qu’on s’est tout dit ?

Ah, non : pour les fans de manteau en fausse fourrure imprimée camouflage, j’ai repéré celui-ci chez Topshop, avec lequel j’aimerais avoir une relation consentie :

 

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Manteau 3/4 en fausse fourrure, Topshop, 123€

 

Et puis dis donc, je ne t’ai pas montré mon look ! Le clou de ce post !

 

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Ouais, hein…
Salopette Surface To Air, Pull H&M, blouson vintage, collier &Other Stories et H&M, chaussures et sac Christian Louboutin

Voilà voilà…

Et avec tout ça, ma bruyère n’est toujours pas plantée…

 

Xo

F.

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1 A votre avis ?

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  1. Merrygoroundgirl - Il y a 3 années

    Je veux toutes les chaussettes, tellement fun!

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