De la difficulté d’être tenancière de blog quand on est 1/ overbookée, 2/ malade depuis un mois, 3/ très mal organisée, 4/ flemmarde comme une limace jamaïcaine.

 
Chères lectrices qui vous demandez où je suis passée (coucou vous tro… deux !),

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J’ai l’air de me foutre de vous comme François Fillon de son premier costume gratuit, alors qu’en fait, je vous aime plus qu’hier et moins que demain. La vérité même pas alternative, la vérité bio, c’est que mon agenda est plein comme un Crédit Agricole de Sablé-sur-Sarthe.
 
La vérité, c’est que je ne sais pas dire non au travail. Ni au camembert, ni au troisième verre de Chablis, ni à la vendeuse qui me dit : “Essayez-le, juste pour voir…” (ma CB en rit encore, de celle-ci)… En fait, je ne sais dire “non” qu’au sport et aux déjeuners dominicaux chez ma belle-famille, le reste du temps je dis oui, et c’est ainsi que je me retrouve débordée de boulots divers et variés, de deadlines, d’urgences, d’imprévus et d’impératifs avec lesquels il me faut jongler le mieux possible.
 
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L’autre vérité, c’est que je bosse d’arrache-pied sur un livre que je gestationne depuis plusieurs mois, et que je dois rendre à mon éditeur à la fin du mois. Depuis le temps que j’attendais de la placer, cette expression : “à mon éditeur”… Talk to my éditeur, call my éditeur, meet my éditeur… C’est assez Catherine Deneuve meets Françoise Sagan, non ?
OK bref.
Ce ne sera pas “Bonjour Tristesse”, d’une part parce que je n’ai plus 19 ans depuis hum, quelques mois, d’autre part parce que mon psy n’a pas tout défriché mon complexe d’imposture ni la pudeur qui m’empêche d’écrire sans me cacher derrière des blagues. Ce ne sera donc pas un roman, mais ça me ressemblera. Et j’espère que ça ressemblera surtout à mes muses, les anonymes que je croise, j’observe et j’écoute à la dérobée et qui m’inspirent des bouts d’histoires que je note un peu partout, sur des bouts de papier que je perds, dans mon téléphone, sur les factures froissées que j’oublie de payer et même sur ma main. J’écris beaucoup sur ma main : c’est le moyen le plus efficace que j’ai trouvé pour me souvenir de ce que j’ai à faire. Une version médiévale d’Outlook, en somme.
 
L’autre vérité – je ferai un prix de gros à la fin de ce mail -, c’est que je suis rentrée malade du road trip en Birmanie que certain-e-s d’entre vous ont suivi sur Facebook et Instagram. Ca fait un mois que je suis rentrée, et un mois que la science cherche à déloger la bestiole qui squatte ma beauté intérieure et me fait perdre beaucoup de poids et d’énergie. Va bloguer quand tu dors quotidiennement huit à neuf heures parce que tu as l’énergie d’une canette de Redbull vide, toi !
 
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La dernière vérité, c’est que lorsque je ne bosse pas ni ne scrolle sur Instagram en comptant les mouches et/ou mes orteils, je passe ma vie sur Netflix, je cherche un moyen de faire évoluer ce blog vers un format qui me permette de poster plus régulièrement. Je n’ai pas encore trouvé la formule idéale, mais j’invite tous les Schmidtophiles en manque à me retrouver sur Facebook et Instagram : je poste quasi quotidiennement, ce qui fait par ailleurs eyeroller Monsieur Schmidt.
“T’ES ENCORE EN TRAIN DE POSTER !!!” – Monsieur Schmidt, dès que j’ai deux secondes de retard à table, comme si partager un Gif de chat relevait du pénal. #boring.
 
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Bon ben, voilà. C’était juste pour vous poker affectueusement, quoi.
“Bien bien bien…”, comme dit mon oncle Bernard à la fin du déjeuner, les clés de voiture à la main, en regardant vers la porte.
 
 
Joyeuse chasse aux oeufs, à vite,
Fiona