Depuis l’annonce du divorce entre Angelina Jolie et Brad Pitt il y a 24h, les twittos prennent le parti… de Jennifer Aniston. Et si cette dernière avait simplement tourné la page ? Et si, malgré nous, on résumait cette fille à un cocufiage vieux de, oups, douze ans ?!

 
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Si, comme moi, vous avez une fraise Tagada à la place du coeur, sans doute avez-vous été surprise, et, avouez-le, vaguement peinée lorsque vous avez appris la nouvelle : RIP les Brangelina, Angelina demande le divorce. Peut-être même avez-vous pris cette catastrophe surnaturelle comme une attaque personnelle, tandis que vos fantasmes conjugaux made in Walt Disney se fracassaient sur vos orteils avec un bruit de verre brisé : “Et si cette lose amoureuse était contagieuse, et que Monsieur Schmidt et moi, qui sommes un peu les Brangelina du quartier de la rue de l’immeuble, on venait à l’attraper ? Qui garderait le chat ?!?”
Peut-être avez-vous alors laissé tomber vos dossiers en cours votre panier virtuel sur Asos pour consulter les oracles sur Google, et sans doute votre main s’est-elle portée à votre joue lorsque vous avez lu les rumeurs : Brad, crise de la cinquantaine, éducation des enfants, Marion Cotilla… KEUHAAAAA ? MARION COTILLARD ?!?
 
C’est là qu’il y a eu schisme. D’un côté, il y a eu ceux qui trouvaient ça vraiment con, déjà que Vanessa et Johnny, regarde où il en est maintenant, avec sa tête de profe de dessin en fin de carrière, pourquoi s’emmerder à croire en l’amour, franchement ? (tenez bon, Michelle et Barack, et vous aussi, Amal et George !!!)
 
Et de l’autre, il y a eu ceux qui se réjouissaient pour Jennifer Aniston.
 
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La moitié des photos et gifs hashtaguées #brangelina sur les réseaux sociaux montrent ainsi une Jennifer Aniston hilare et revancharde, contre la méchante briseuse de ménage qui avait fait voler en éclat son mariage avec Brad Pitt en… 2004. Des mèmes plus ou moins spirituels que se sont empressés de relayer les médias dits “féminins”, en enfonçant parfois le clou dans la mare (oui, j’ai fait exprès) : “Marion Cotillard est-elle responsable du divorce des Brangelina ?”, lisait-on même ici.
 
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J’aurais volontiers repris mes activités normales et mon panier virtuel sur Asos, si je n’avais pas cet esprit de contradiction qui fait mon charme, dixit Monsieur Schmidt (en tout cas, il le pense). Parce que, ça fait quand même douze ans qu’elle a divorcé, la Jennifer. Et ça fait un moment qu’elle s’est remaquée, avec un type certes moins sexy que Brad – encore que les goûts et les couleurs… -, mais avec lequel elle a l’air épanouie, MEME SI ELLE N’EST TOUJOURS PAS MERE, A 47 ANS (la meuf a mis son horloge biologique en mode avion ou quoi ?!)
 
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Alors peut-être que je n’ai aucun humour. Peut-être que je devrais lire Le Monde diplo ou les Echos plutôt que Public ou Paris Match, et peut-être qu’il y a des sujets autrement plus importants que ça aujourd’hui (et dans ce cas, qu’on m’envoie les liens). N’empêche. Le fait que l’on résume l’impératrice des Girls Next Door (c’est nous !) à un cocufiage et à une dépression post-divorce qu’elle-même confiait dans Vanity Fair il y a… DIX ANS, me met très mal à l’aise. Au moins autant que les photos qui veulent coller un bébé là où il y a juste une deuxième part de tarte aux fraises, un faux pli, voire QUELQUES GRAMMES DE CHAIR. La fille incarne la comédie américaine à elle toute seule, elle a par ailleurs fait quelques très bons films, elle a un nouveau mari charmant, une carrière brillante, des cheveux d’exception, aucune animosité vis-à-vis de son ex, pas d’enfant, et aucun désir d’en avoir, comme elle le confiait récemment, avec une pointe d’agacement compréhensible (personnellement, j’aurais envie de faire avaler mon stérilet à qui voudrait à tout prix peupler cet utérus qui ne regarde, quand on y pense, que moi.) Pardon si vous êtes à table.))
 
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La fille ne mérite-t’elle pas qu’on la lâche une fois pour toutes, avec son ex ? Comme avec sa pseudo-rivale ? Et la pseudo-nouvelle maîtresse de son ex ? Breaking news : les femmes ne sont pas seules responsables de l’endroit où les hommes laissent traîner leur coeur (et le reste). Parfois même, elles continuent de vivre, avec ou sans mec. Et parfois même, elles ne veulent ni mal ni bien au type qui un jour, leur a brisé le coeur : simplement, elles s’en cognent.
 
Bref, #TeamJennifer ET #TeamAngelina, et maintenant, vous voudrez bien m’excuser, mais j’ai un panier virtuel à remplir.
 
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