Le 12 janvier, John Galliano présentait son premier défilé Couture pour Maison Martin Margiela, dont il est le directeur artistique depuis octobre dernier, chez lui, à Londres.

C’est peu de dire qu’on l’attendait au tournant.
Et c’est encore une belle histoire de résurrection. La preuve que l’on peut toucher le fond de la cave du gouffre, et y prendre l’élan pour remonter au sommet, avec une dose supplémentaire d’humilité – d’humanité ? – : la colonne vertébrale du talent.
Son défilé était fou et évident, drama queen et sobre, neuf et intemporel, rouge et noir : sublime. Ah, ces collants troués, et ceux-ci, en vinyle ! Oh, ces robes-visage, et ces haillons luxueux qui évoquent la Miss Havisham de Charles Dickens, cette vieille fille au coeur brisé qui vivait dans sa robe de mariée, dans un roman intitulé “De grandes espérances” (tiens donc…) ! Rhaaaaah, cette épure dans son smoking légèrement oversize, et ces robes limpides  – des haïkus de robe ! Han enfin, ce make-up incroyable : des rivières de strass sur le visage, des perles comme des larmes sur un visage nu, et des bandeaux noirs effilochés sur des cheveux tirés en arrière qui sentent le prochain DIY sur ce blog !
Bref : welcome back, John.
 
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