A ma gauche, Pharrell Williams, en concert ce soir au Zénith pour trois dates, auteur, compositeur, interprète, rappeur, producteur, DJ, designer, galeriste, parfumeur, styliste, une nouvelle collab’ mode tous les matins, toutes réunies chez Colette cette semaine pour la Pharrell’s week.

La carte de visite du mec tient à peine sur un panneau JCDecaux, et il a l’air d’avoir dix ans de moins que ses 41 ans. Tandis que moi, qui ai dix ans que mon que lui, j’ai l’air d’avoir son âge au réveil, et l’âge de son grand-père au coucher.
A ma droite, Lena Dunham, cinéaste, auteur, actrice et réalisatrice de la série “Girls” à laquelle sa génération et toutes celles qui l’entourent vouent un culte, écrivain, en pleine promo pour son premier livre, “Not that kind of girl”, styliste, puisque responsable d’une collab’ mode avec mon eShop préféré, Nasty Gal, et d’une autre avec Erin Kleinberg. Et elle vient d’annoncer qu’elle va écrire un livre pour enfant, et adapter une nouvelle médiévale sur écran (un soir de la semaine prochaine, sans doute ?)
Par ailleurs, Pharrell Williams comme Lena Dunham ont un binôme sexuel, une famille, des parents, des amis, des soirées auxquelles ils assistent, des comptes Twitter, Instagram, Facebook.
 

(profonde inspiration ventrale)

 

MAIS COMMENT FONT CES GENS ?!?

 
Les 24 heures des riches contiennent-elles plus de lycra que les nôtres ? Leur cerveau, plus de neurones ? Leurs neurones, plus de compartiments ? Leurs nuits, des heures de sommeil lyophilisées ?
Si j’avais le courage, j’écraserais une larme.
En tout cas, j’échange les couilles de retraité qui poussent sous mes yeux après deux papiers/deux posts/deux Mojito/deux ados consécutifs, contre leur secret.
Ou le vôtre : vous en avez, vous, du temps ?
Et si oui : ça se trouve où ?
Non mais : sérieusement ?
 
Bonne nuit,
F.
1c-ellen-von-unwerth
 
(c) Ellen Von Unwerth, Ilya Kisaradov