Ode à moi-même2018-12-10T22:57:06+00:00

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Ode à moi-même

Un post dans lequel je me fais des compliments (enfin, un…) et je vous invite à faire de même car le self love, finalement, c’est pas si con.

Parce que lundi matin.

Parce que je me suis sentie comme un pou sur la tête d’un chauve toute la semaine.

Parce que l’ambiance dans les rue de Paris est plus tendue que le visage d’Isabelle Adjani (et de Mickey Rourke : blague inclusive).

Parce que que mes neurones titubent dès que j’essaie de réfléchir et que du coup, je ne pense plus droit (heureusement d’autres le font pour moi).

Parce que je ne me suis pas fait de compliment depuis la réunification des Gaules.

Parce qu’à l’instar des femmes jeunes (ben si… AH BEN SI, PARDON ! J’ai pas connu le Général De Gaulle, je suis donc jeune. Pas spectaculairement jeune, je vous le concède, mais quand même honorablement jeune : à 37 ans et compte tenu du fait qu’une femme Française peut espérer vivre jusqu’à 85,4 ans, je n’ai pas encore passé la moitié de mon existence sur Terre, ce qui me situe plutôt parmi les padawans de l’existence que chez les yoda de la life, même s’il faut rappeler que la jeunesse n’est ni une vertu ni un don, il n’y a donc aucune gloire à tirer du fait d’avoir 19 ans, tout le monde l’a fait ou le fera un jour, il faudra qu’on arrête un jour de nous excuser d’être franchement pubères, mais c’est un autre sujet), comme la plupart des femmes jeunes disais-je, j’ai une fâcheuse tendance à m’essuyer les pieds avec mon ego.

Parce que je retourne systématiquement les compliments côté vert, celui de la gratounette qui finit par rayer les surfaces, quoi qu’en dise la pub.  Ex. Autrui : « Fiona, j’adore ce que t’écris ! » moi : « « Oui, enfin calmons-nous, je ne suis pas Simone de Beauvoir ni Toni Morrison non plus, en plus mes posts ne me rapportent pas un rond, alors tu parles d’une réussite… » ; autrui : “Ce que j’aime chez toi, c’est ta loyauté”, moi : “C’est con que je sois autoritaire, intransigeante, colérique, impatiente et control break !” ; autrui : “Whaouh, t’es belle !”, moi : “Tu rigoles ? J’ai des cernes jusque dans le soutif et un bouton là, mais si, là, LÀÀÀÀÀÀÀÀÀÀÀÀ !” (ça vous rappelle quelqu’une ?)

Parce qu’enfoncer le clou en portant des sweat-shirts imprimés « connasse », « chieuse », « Mme Relou » ou « Attachiante » fabriqués par des meufs dont l’ego a lui aussi la couleur, l’apparence et la consistance du riz au lait n’est peut-être pas une si bonne idée que ça, tout compte fait. 

Parce que le self love, c’est pas si con, en fait.

Parce que je n’ai pas envie de m’énerver cette semaine aujourd’hui ce matin avant 10h.

Parce que ce t-shirt me va très bien.

Parce que j’ai le coeur brave, ouaich. J’ai fait des choix de vie courageux, j’ai ignoré les cases, pire, je les ai défoncées pour créer une case à moi sur mesure, avec une terrasse exposée sud : je ne suis pas mariée (pas mon truc), je n’ai pas d’enfant (jamais voulu), j’aime un homme qui a quinze ans de plus que moi et qui a trois filles, je n’ai pas de CDI, pas de start-up, pas de it-bag à mon nom, pas de plan de carrière, pas de Rolex, même pas de permis de conduire. Et je m’en porte très bien.

Parce que rester éveillé.e, mesuré.e et optimiste, par les temps qui courent, c’est plus courageux que de casser des gens et des abribus.

Parce qu’encaisser les insultes, les frustrations, le pessimisme, les peurs, la haine et les violences des autres demande un putain de courage que je partage avec beaucoup d’entre vous, ce qui ne réduit pas ma part individuelle, bien au contraire. 

Parce que je suis fière de ce coeur-là et que je ne l’échangerais pas contre un autre, alors pourquoi ne pas y coller un sous-titre, hein ? 

Parce que c’était ça ou Miss France*.

Parce que je fais ce que je veux sur mon blog.

Parce que je voudrais que vous vous fassiez à vous-même des compliments sincères et que vous les affichiez fièrement dans vos têtes et éventuellement sur vos boobs (ou sur vos pecs)…

Parce que je le porte nettement que Mel Gibson.

Pour toutes ces raisons, mon post absolument pas sponsorisé est entièrement dédié à mon OOTD. Signé The Simones, en coton bio et équitable, tout doux et parfaitement coupé. 

Voilà, c’est tout.

Bonne semaine, et prenez soin de vous.

* Du coup, vous allez sans doute y avoir droit vendredi…

(c) @cecile_hoodie
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Une ola pour Perrine Bonafos. DA au civil, la jeune femme a créé toute seule le magazine féminin de ses rêves qu’elle ne trouvait pas en kiosques, dans lequel elle parle des aspirations de femmes inspirées et inspirantes, plus ou moins connues. Ca s’appelle Confettis, la version papier paraît deux fois par an, et pour s’abonner, c’est ici.
Une ola pour Mélina OligoAccablée par la faible représentation des femmes dans les écoles et dans les prix littéraires, la jeune femme a créé Glory Book Box, la première box littéraire uniquement composée d’ouvrages de femmes. Pour 24€ par mois, on reçoit : deux livres de poche, des recommandations de lectures, de podcasts et de films, et des surprises.
Une ola pour Chinami Mori et Emiko. La petite fille (Chinami Mori) tisse des vêtements colorés sublimes qu’elle fait porter à sa grand-mère de 95 ans, Emiko, devenue une star des réseaux sociaux au Japon avec ses grimaces, son espièglerie et sa joie de vivre qui bousculent joliment les a priori sur le grand âge. Pourvu qu’elle fasse des émules en France ! @1000wave.